Cdroms Zandvoort

Publié le par Jacqueline de Croÿ

Enquêtes, filatures, saisie des cdroms de Zandvoort & corruption

Ce soir là, dans le petit port hollandais de Zandvoort, Ulrich n'avait jamais imaginé que sa rencontre avec Marcel Vervloesem avait été planifiée de longue date. Le pédocriminel était ivre et se comportait avec l'assurance du milliardaire: une fortune considérable rapportée par la prostitution d'enfants. Sa perversité est connue et choque dans un lieu si champêtre, mais la police ne l'arrête pas, car à l'instar des autorités belges, les officiers néerlandais donnent ordre aux planctons de surveiller les pédocriminels, et non pas de les arrêter. L'avantages de cette stratégie est inconnue, mais son inconvénient est qu'elle permet aux pervers de devenir des criminels multirécidivistes.

La police locale hollandaise et les services secrets belges sont en faction et voient d'un mauvais oeil les activistes flamands dont la voiture se trouve à quelques mètres des leurs. Dans le café, la conversation s'engage. Ulrich ne cache pas l'origine de ses moyens, son voilier de luxe est amarré un peu plus loin. Très rapidement, il parle de ses cédéroms: un support promotionnel, une forme de brochure en images de tous les crimes qui peuvent être commis sur les enfants. Le calcul est simple: soit l'homme se fâche et quitte les lieux, où il se montre intéressé. Dans le premier cas, le réseau ne craint pas la police qui a ordre de le surveiller sans les arrêter, dans l'autre il s'acquiert un nouveau client, ou un pourvoyeur de petits prostitués.

C'est ainsi que le Werkgroep Morkhoven obtenait le premier cédérom du réseau pédocriminel de Zandvoort: des centaines de documents monstrueux, du coût d'un viol d'enfant, aux abjections qui peuvent être effectués impunément. Les criminels photographiés montrent leurs visages, certains figurent sur des magazines vendus aux amateurs. Le nombre de photos d'enfants torturés dépasse l'entendement. Elles sont diffusées et vendues via l'Internet, donnant une idée précise de la prospérité du commerce.

Ulrich part en Italie et s'y fait assassiner par son amant. Les forces de l'ordre continuent à surveiller les allers et retours du quartier général des pédocriminels, mais leur mystérieuse stratégie aidant, elles ne font aucune perquisition chez Ulrich, laissant tout loisir au réseau de mettre la main sur les autres cédéroms: une valeur commerciale convoitée de tous. Vu l'urgence, le Werkgroep Morkhoven profite d'une inattention des policiers pour mettre en oeuvre une opération commando qui leur permettra de saisir dix-sept autres cédéroms. Furieuse, la police poursuivra le Werkgroep Morkhoven pour cambriolage, puis abandonnera les charges, vu la médiation de l'évènement.

J'éprouve en moi deux sentiments contradictoires : la joie pour le travail et le tact avec lequel les activistes belges ont agi pour obtenir les cédéroms; la révolte contre tous les pédocriminels et leurs complices.
Bertrand KABEMBELA
Expert en droits de l'enfant
Secrétaire administratif de l'ASADHO/KATANGA

www.kindergarten.be

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